
Nom : KLÉE
Prénom(s) : Raymond Lucien
Date de naissance : 18 septembre 1907
Commune et (département de naissance) : Haguenau (Bas-Rhin)
Parents : /
Situation familiale : Marié à Mathilde Louise GOETTELMANN en septembre 1940.
Enfants : Anne-Marie, née en 1941, et Jean-Paul, né en 1943
Profession : Professeur agrégé de philosophie
- DOMICILE
Adresse (avant la guerre) : 12 rue des juifs à Strasbourg (Bas-Rhin)
Adresse (pendant la guerre) : /
- DÉPORTATION
Convoi n° : /
Date et lieu de décès : Assassiné le 18 avril 1944 au camp de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin)
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BIOGRAPHIE
Raymond Lucien Klée est né le 18 septembre 1907 à Haguenau de parents vendeurs de meubles. Il mène ses études secondaires à Haguenau. Après son premier baccalauréat, la famille déménage au 12 rue des juifs à Strasbourg. Le jeune homme y continue ses études secondaires au collège Saint-Étienne avant d’entrer en classe préparatoire et en licence de lettres qu’il obtient en 1927 avec une spécialisation en psychologie et en sociologie. Avant de préparer l’agrégation de philosophie à l’ENS de Paris, Raymond Lucien voyage en Autriche. Il est reçu en 1931. Il enseigne successivement à la faculté des Lettres de Nancy, puis à Obernai, Thionville, Bar-le-Duc, au lycée Saint-Louis à Paris, et enfin au lycée Hoche à Versailles en 1942. Il songea alors à une thèse de doctorat sur le philosophe Max Schuler, mais sa disparition précoce l’empêcha de mener ce travail à terme. Raymond Lucien épouse Mathilde Louise Goettelmann en septembre 1940. Ils ont une fille, Anne Marie, née en 1941, et un fils, Jean-Paul Klee, né en 1943.
Catholique fervent, il s’intéresse plus particulièrement aux mouvements universitaires catholiques : Association des universitaires catholiques d’Alsace et de Lorraine, Cercle Ozanam de l’Université de Strasbourg, Conférence de Saint-Thomas. Klee prit une part active à la création du Cercle universitaire catholique Alsatia et à sa direction, ainsi qu’au développement de la revue Alsatia academica, publiée par ce cercle, dont il fut pendant un temps le rédacteur en chef. Son souci permanent était de faire adhérer les jeunes à la communauté culturelle française, sans renoncer à leurs racines alsaciennes. En 1942, Raymond Lucien Klee se rallie au général de Gaulle et participe à un réseau d’information dont les activités s’étendaient de la Suisse jusqu’à Nancy et qui fonctionne parfaitement jusqu’au printemps 1943. Tout en participant à cette lutte, Klee se refusait néanmoins au nationalisme. Il était avant tout Européen et partisan de la réconciliation avec l’Allemagne : « Si pour le triomphe du règne de paix, je devais être écorché, je l’accepte dès aujourd’hui pour, après ma mort, une réconciliation franco-allemande, et surtout pour le salut éternel des âmes qui cherchent », déclara-t-il un jour à Paray-le-Monial. Ce mouvement dirigé par un docteur en droit, Roger Lazare dit général Lazare, est bien implanté en Auvergne (voir les fiches n° 11 Alfred Klein et n° 19 Rodolphe Rischmann), Paris et Nancy principalement. Il infiltre des antennes jusque dans les usines en Allemagne où travaillent les jeunes du STO (service du travail obligatoire) qui parviennent à saboter des machines ou des outils selon des témoignages déposés aux Archives nationales.
Il assure aussi la subsistance aux réfractaires du STO, répartit les faux papiers et se range derrière un mode de fonctionnement sur le thème de la « mystique de la Délivrance par l’insurrection » à laquelle le mouvement va participer à Paris en août 1944. Pendant la guerre, Raymond Lucien Klée se rend à quatre reprises en Alsace. En septembre 1940 tout d’abord, pour son mariage avec Mathilde Louise Goettelmann (1921-2010), puis à la naissance de ses deux enfants Anne-Marie (en 1941) et Jean-Paul (en 1943).
Il les voit très peu, compte tenu des circonstances, et leur dernière rencontre se fait sous la contrainte. Après s’être rendu à une convocation de la Gestapo le 24 mai 1943, Klee se fait immédiatement arrêter et incarcérer à Fresnes. Les causes de cette arrestation ne sont pas clairement établies. Il est ensuite déporté sans jugement au camp de Natzweiler-Struthof le 25 novembre 1943. Malade de dysenterie, il décède à l’infirmerie le 18 avril 1944 à la suite de coups reçus d’un kapo, un certain Edouard Boulanger. C’est Henri Mosson qui témoigne dans Ma déportation des conditions de la mort de Raymond Lucien Klée.
La mort du professeur entraîne sa veuve et ses deux enfants dans la précarité.
D’après le travail de recherches réalisé par Zélian WAECKERLÉ.
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Dernière adresse à Strasbourg : 12 rue des Juifs
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Galerie d’images de la cérémonie



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Sources des images : Strasbourg. L’hommage à Raymond Klée, figure oubliée de la Résistance, normalien dans les pas de de Gaulle

